Communiqué de presse, 10 juin 2026
L’association « High Voltage Underground » (HSUB) déplore la décision prise aujourd’hui par le Conseil des États d’imposer l’utilisation de lignes aériennes pour les lignes à haute tension. Cette mesure restreint la flexibilité technologique éprouvée qui permettait, selon la localisation, d’opter pour des lignes aériennes ou des câbles souterrains.
Du point de vue de HSUB, cette décision ignore des évolutions importantes de ces dernières années. Les réseaux électriques modernes peuvent fonctionner de manière stable et sûre, même avec une proportion significative de câbles souterrains. Par ailleurs, les câbles souterrains, notamment dans les zones résidentielles, les paysages sensibles ou les terres agricoles, peuvent contribuer à éviter les conflits, les contestations et les procédures judiciaires interminables. Ils jouent ainsi souvent un rôle crucial dans l'accélération du développement du réseau. À l'inverse, une priorité absolue accordée aux lignes aériennes risque d'entraîner des procédures judiciaires supplémentaires et de retarder la réalisation de projets d'infrastructures importants.
L'avantage économique souvent mis en avant pour les lignes électriques aériennes est relativisé lorsqu'on prend en compte les pertes d'énergie, les conflits d'usage des sols, le coût des terrains et les délais liés aux procédures judiciaires. Par ailleurs, les câbles souterrains offrent des avantages en termes de résilience face aux phénomènes météorologiques extrêmes, de protection du paysage et d'acceptation par le public.
« Avec le principe des lignes aériennes, le Conseil des États opte pour une restriction inutile du champ d’action. La Suisse s’en est bien sortie jusqu’à présent en choisissant la meilleure solution en fonction des situations. Cette flexibilité est désormais compromise. Paradoxalement, la proposition risque ainsi de manquer son propre objectif : plus on prévoit de lignes aériennes, plus il faut s’attendre à des conflits, des objections et des procédures judiciaires. Le réseau express, lancé comme mesure d’accélération, risque donc de devenir un frein à la croissance du réseau », déclare Emmanuel Amoos, président de la HSUB et conseiller national.
Le dossier est renvoyé au Conseil national. HSUB continuera de plaider en faveur de solutions technologiquement neutres et adaptées au contexte local pour l'extension des réseaux électriques dans le cadre du processus parlementaire.
Contact :
Emmanuel Amoos, président de HSUB, conseiller national
emmanuel.amoos@parl.ch
