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Einstein le jeudi 16 avril 2026 sur SRF1

La transition énergétique s'accélère : davantage d'énergie solaire, de pompes à chaleur et de véhicules électriques. Le réseau électrique suisse n'est pas conçu pour cela. Or, son expansion est lente. Le risque de panne de courant augmente-t-il ? Quelle est l'efficacité des nouveaux systèmes de stockage ? Et pourquoi les lignes électriques ne sont-elles pas enterrées ?

Résistance aux lignes électriques aériennes – câbles souterrains controversés. Rares sont les projets de lignes électriques qui ne suscitent pas de contestation. En Valais et dans la vallée de la Reuss, en Argovie, des communes et des associations s'opposent à la construction de nouveaux pylônes plus hauts. Leur revendication : l'enfouissement des lignes. Mais Swissgrid met en garde : les câbles souterrains sont plus coûteux, plus complexes techniquement et compromettent la stabilité du réseau. Les détracteurs rétorquent que les technologies modernes permettent une exploitation sûre des câbles souterrains. La Suisse ambitionne de se passer en grande partie des énergies fossiles d'ici 2050. La demande d'électricité augmente, tandis que la production devient de plus en plus instable. L'énergie solaire, issue de milliers de centrales décentralisées, remplace progressivement les centrales nucléaires et complète l'hydroélectricité. Or, le réseau électrique actuel n'est pas adapté à cette situation. Au centre de contrôle de Swissgrid, il est clair que la production et la consommation doivent être gérées de manière de plus en plus active. Le gestionnaire du réseau de transport national prévoit donc des investissements de plusieurs milliards d'euros dans de nouvelles capacités, mais de nombreux projets accusent des retards de plusieurs années. Le réseau de distribution est sous pression. Et ce n'est pas seulement le réseau de transport qui est sous pression. Un effort majeur de gestion de la transition énergétique est déployé sur le réseau de distribution suisse. Ce dernier comprend plus de 200 000 kilomètres de lignes électriques et est exploité par environ 600 entreprises régionales d'électricité. Dans les zones résidentielles, les réseaux ont été initialement conçus pour les réfrigérateurs et les cuisinières ; aujourd'hui, de plus en plus de pompes à chaleur, de voitures électriques et de panneaux solaires y sont installés. Les coûts menacent d'exploser. Le boom du solaire est-il en train de saturer le réseau ? Ce boom, en particulier, pousse le système à ses limites. Les jours ensoleillés, les panneaux solaires produisent déjà plus d'électricité qu'ils n'en consomment. À l'avenir, ce chiffre devrait augmenter considérablement. Injecter la totalité de ces pics de consommation dans le réseau serait coûteux et souvent inutile, selon les gestionnaires de réseau et les experts. Des batteries plutôt qu'une extension coûteuse du réseau : des tarifs flexibles et, surtout, le stockage par batteries offrent une solution. Sur le réseau de transport, de grandes batteries, telles que la plus grande batterie à flux redox au monde prévue en Argovie, peuvent jouer un rôle tampon crucial. Dans les zones résidentielles et les habitations, le stockage par batteries peut éviter une extension du réseau trop onéreuse.

Modération
Tobias Müller

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