Les centrales nucléaires sont également vulnérables aux tempêtes.

Les conditions météorologiques imprévisibles continuent de perturber les centrales nucléaires d'EDF. Cette fois-ci, deux réacteurs de Flamanville, dont l'EPR, ont été mis à l'arrêt suite à la tempête Goretti (le troisième réacteur de la centrale est actuellement en maintenance). La cause ? Une panne sur une ligne à haute tension, privant la centrale de son raccordement au réseau. EDF avait anticipé la situation dès jeudi matin, réduisant la production du réacteur numéro un de 50 % et celle de l'EPR de 55 %. Ce n'est pas la première fois – et certainement pas la dernière – qu'EDF rencontre des difficultés d'exploitation directement liées aux conditions météorologiques.

En été, les centrales hydroélectriques situées sur les berges des rivières sont régulièrement mises à l'arrêt, soit en raison d'un niveau d'eau trop bas, soit à cause de températures trop élevées. Dans ce cas, EDF est légalement tenue d'interrompre son activité afin d'éviter la surchauffe des cours d'eau, qui serait préjudiciable à la faune et à la flore. Cet été, la centrale de Graveline a dû être arrêtée à deux reprises en raison d'une invasion de « méduses gélatineuses et collantes, Rhizostoma octopus », comme l'a expliqué EDF.

Les animaux ont obstrué les filtres des stations de pompage servant au refroidissement des réacteurs. La bonne nouvelle, cependant, est que les récentes chutes de neige en France n'ont eu aucun impact sur la production d'électricité nucléaire d'EDF. Cela prouve que les centrales sont mieux armées pour faire face à la neige qu'au vent, à la chaleur… ou aux méduses.

Source: Le Figaro

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